Bienvenue sur le blog de Soif de lire

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jeudi 13 mai 2010

A dévorer sans retenue !!!!!


"Les insulaires et autres romans (noirs)" de Pascal Garnier.

Pascal Garnier est décédé le 5 mars dernier, mais il ne faut pas croire pour autant que les éditions Zulma profitent de cette circonstance pour rééditer trois de ses livres publiés il y a dix ans, car cette trilogie était programmée avant la disparition de celui qui restera un grand écrivain, méconnu, et dont les romans exploraient l’univers des petites gens.
Voici trois chefs-d’œuvre d’humour noir aux rebondissements rocambolesques. On y retrouve tout l’univers de Pascal Garnier, à la fois tendre et cruel, habité de personnages dont le quotidien dérape en aventures qu’on trouve, d’ordinaire, à la page des faits divers.
Dans la Place du mort, un homme tranquille se découvre veuf… et trompé. Les Insulaires conte les retrouvailles hasardeuses de deux amants, coupables d’une folie homicide. Et dans Trop près du bord, on s’attache à Éliette, veuve sexagénaire isolée dans sa villa ardéchoise, qui s’acoquine bien malgré elle avec un petit truand frais sorti de prison.
Mais on n’a rien dit de l’art de Pascal Garnier si on oublie l’écriture, étonnamment visuelle, cousue de mots d’esprit et de croquis à main levée : le monde qui nous entoure est le plus mal connu, Garnier nous en restitue le fond humain d’une plume admirable.

lundi 10 mai 2010

Rencontre avec Thierry Aué le jeudi 20 mai à 18h30


Soif de Lire vous invite à rencontrer Thierry Aué,
auteur de «L’homme de trop»
paru en mai aux éditions de «La dernière goutte»
le jeudi 20 mai à 18h30

La conversation avec Thierry Aué sera animée par Sylvia Dubost, journaliste culture pour les magazines Novo, Zut! et Plan-Neuf, ainsi que pour Radio en construction.



Les textes courts de Thierry Aué – des comètes, pour certains, des histoires baroques, étonnantes de rythme, d’humour et de folie douce, pour d’autres – dynamitent l’esprit de sérieux qui fige les hommes dans des rôles et les emmure vivants.
L’auteur cisèle des fragments de destin, projette des individus laconiques dans le grand bazar du monde, la fugacité du temps, la cruauté de la vie, les vertiges de la lucidité. Art du trompe-l’œil, chausse-trappes, jeux de fausses pistes se déploient dans ces contes ambigus qui contiennent un poison mais aussi son remède.

Né à Châteauroux en 1964, Thierry Aué a étudié la composition musicale au Conservatoire national de Marseille et signé plusieurs partitions pour des ensembles internationaux. Pianiste et perfomer, il a travaillé avec Christophe Tarkos et Charles Pennequin. Il se tourne progressivement vers la photographie, domaine dans lequel il a publié plusieurs recueils et participé à des expositions en France, Allemagne, Suisse et Pologne. Il est également l’auteur de deux livres de poésie.





lundi 3 mai 2010

Un nouveau roman qui frappe fort de Nancy Huston


"Infrarouge" de Nancy Huston

Une semaine de vacances à Florence dans la vie de Rena Greenblatt, 45 ans, 2 enfants, 4 maris et d'innombrables amants
Telle est la promesse d'"Infrarouge", dernier roman de Nancy Huston !

Mais ce voyage en Italie vire rapidement au cauchemar touristique. Car dans la capitale toscane, cette photographe n'a pas emmené ses hommes, mais son père Simon et sa belle-mère Ingrid ... Et le séjour florentin vire au calvaire : Simon se fatigue vite et n’a plus la vivacité du brillant neuropsychologue qu’il fut jadis. Ne parlons pas de son ignare épouse, peinant à comprendre que Roma désigne tout simplement Rome ..
Et l’on renoue ici – tous les lecteurs et lectrices de Nancy Huston me comprendront – avec les thématiques chères à l’une de nos meilleures romancières : un féminisme intransigeant qui n'exclut pas le goût des hommes, la famille -berceau de tous les enfers- , le temps qui s’enfuit... Et ce fil rouge qui traverse toute l’œuvre : l’absence de la mère.

De la très jolie littérature indienne ...



"Mes seuls dieux" d'Anjana Appachana

Pathétiques et drôles, pleines de détails au quotidien, parfois féroces dans la description d’un monde et d’une culture idéalisés par les Occidentaux, les nouvelles d’Anjana Appachana nous font découvrir l’Inde contemporaine du point de vue de la femme, à travers les âges de sa vie, depuis l’enfance vulnérable jusqu’aux déceptions et douleurs d’une vie domestique aliénée aux règles et aux traditions hindouistes.

Anjana Appachana nous décrit la société indienne extraordinairement complexe d'aujourd’hui, qui met aux prises plusieurs mondes : l’ancestral système des castes avec ses superstitions, l’intrusion de la modernité occidentale qui commence à menacer les croyances et les pouvoirs locaux, et en mémoire toujours présente, la vieille éducation britannique à la mode brahmane. L'auteure nous invite avec brio et empathie à suivre les chemins difficiles de la libération de la femme indienne. D’une histoire à l’autre, on est pareillement envouté par l’héroïne, fillette ou jeune fille, qui se débat au milieu des drames et des préjugés de la famille et du voisinage ...



jeudi 29 avril 2010

Un subtil thriller social ....


"Orages ordinaires" de William Boyd

Adam Kindred, jeune climatologue désireux de restituer un dossier à son propriétaire médecin, le retrouve poignardé chez lui. Afin d'échapper au tueur qu'il a surpris, et à la police (car tout l'accable) il se crée un refuge au bord de la Tamise et peu à peu se clochardise. Désertant un Londres indifférent au sort de ses marginaux, il se mêle aux bas-fonds de l'East End et à une société interlope plongée dans un enfer moderne. Son enquête inlassable l'amène à démasquer la conspiration de puissantes firmes pharmaceutiques prêtes à commercialiser un traitement contre l'asthme, très lucratif pour elles, mortel pour des milliers d'enfants.

William Boyd s’essaye aujourd'hui au thriller, avec beaucoup de brio. Il raconte la chute et la traque du climatologue Adam Kindred. A mesure qu’Adam avance "en clandestinité", Boyd creuse le fossé des inégalités qui le séparent de certains de ses poursuivants, doublant son polar d’une plongée dans les affres de l’exclusion.
En évoquant l’ultra-puissance des lobbies pharmaceutiques, les inégalités sociales, l’illettrisme ou en filigrane les bouleversements climatiques, William Boyd confronte différents symptômes du mal qui ronge l’Occident, dans une Londres érigée grise et pervertie. Une cité que l’écrivain connaît dans ses sombres recoins, des faubourgs les plus glauques aux quartiers résidentiels défraîchis. Et sous le prétexte de réhabiliter un innocent, William Boyd compose une belle variation sur le thème de l’effacement dans l'étouffement du monde moderne.

lundi 26 avril 2010

Deux très bons récits chez Attila ...


"Requiem pour un paysan espagnol" et "Le gué" de Ramon Sender

Deux récits de la guerre civile espagnole ; deux paraboles étincelantes sur la justice et la culpabilité.

1936. Un vieux prêtre, Mosen Millan, s’apprête à célébrer une messe de requiem pour un jeune homme du village : un jeune républicain qu’il a vu naître et grandir, et qui a été exécuté par les phalangistes… à cause de lui... et malgré lui !

Le récit, très bref et resserré, est organisé selon les souvenirs du prêtre, qui déroule la vie du jeune homme et, à travers lui, d'un village aragonais typique aux débuts de la République espagnole. Les premières actions républicaines se heurtent alors à la puissance des notables locaux, et à l’arrivée d’une troupe de phalangistes soutenant les droits de ces derniers, au besoin par la terreur et par la violence.

Le Requiem est ici suivi d’un texte posthume, totalement inédit en français, encore plus bref et frappant s’il se peut : Le Gué. Une jeune fille est persuadée d’avoir dénoncé aux autorités son beau-frère — dont elle était amoureuse — par dépit et jalousie. Ce souvenir, et ce secret, la hantent quotidiennement...

Et comme d'habitude aux éditions Attila, un ouvrage aussi beau à l'extérieur qu'à l'intérieur : papier de belle qualité et superbes illustrations ....

dimanche 18 avril 2010

Bientôt, un nouvel ovni de la planète "La dernière goutte"


"L'homme de trop" de Thierry Aué

A paraître le 6 mai 2010

Décidément, les éditions de "La dernière goutte" ne se moquent pas de nous. Et une réussite de plus à ajouter à leur catalogue !!!!

N'aimant pas les nouvelles, j'ai commencé sans grand enthousiasme ce recueil. Mais quelle surprise ! A défaut de nouvelles, je parlerai plutôt de textes courts (de quelques lignes à 3 pages) surprenants. Pas d'histoires au sens propre du terme, pas de débuts, ni de fins ; juste quelques réflexions "maso-claustro-parano" sur les choses et le sens de la vie.

Un très joli travail sur la langue : les phrases parfois très longues permettent à l'auteur de belles digressions .... Mais c'est vrai, j'oubliais que "La dernière goutte aime ... ce qui claque, ce qui fuse, ce qui gifle et qui griffe et qui mord" et là, bravo, bonne pioche !!!!

dimanche 11 avril 2010

Un "charmant" roman danois ....


"L'art de pleurer en choeur" de Erling Jepsen

Du haut de ses onze ans, le narrateur ne saisit pas très bien les enjeux du monde des adultes dans la petite bourgade du sud du Jütland où il grandit. Tandis que son père a les "nerfs psychiques", sa mère touche parfois des "primes" de son père lorsque tout s'est bien passé dans la chambre conjugale, sa soeur remonte le moral de son père lorsqu'elle dort avec lui sur le canapé ...
Il a remarqué que le chiffre d’affaires de l’épicerie de son père augmentait après chacune des prestations de ce dernier… lors des enterrements : cet homme a en effet un talent, celui de faire pleurer les plus endurcis grâce à ses oraisons funèbres déchirantes. Le gamin, qui accompagne les envolées lyriques paternelles de ses mimiques affligées, se prend au jeu : la famille est enfin considérée, et l’atmosphère à la maison est plus légère après chaque cérémonie.
De là à susciter l’augmentation du nombre des décès, il n’y a qu’un pas, vite franchi par l’imagination débridée de l’enfant. Et il trouve en sa sœur aînée, Sanne, une complice de choix. Que l’adolescente ne puisse plus supporter de devoir dormir sur le canapé avec son père, qu’elle veuille se venger de lui, il ne le voit pas. Il veut continuer sa vie paisible, élever ses lapins, et préserver à tout prix l’équilibre du foyer.
Jouant du contraste entre l’innocence de l’enfant et la saisissante réalité sociale qu’il dépeint, Erling Jepsen met à jour dans ce roman grinçant et parfaitement maîtrisé les sombres mécanismes d’une société rurale encore repliée sur elle-même dans la fin des années soixante.

jeudi 1 avril 2010

Il n'y a pas que les "nouveautés" dans la vie ...

La preuve :

"La solution esquimau" de Pascal Garnier

Louis, la quarantaine, gentil mais fauché, revendique « la solution esquimau », à savoir liquider les vieux parents inutiles, comme les esquimaux abandonnent leurs vieillards sur un morceau de banquise. Par un altruisme débordant de générosité, Louis assassine sa mère pour commencer, puis les parents de ses amis afin qu’ils puissent hériter. Il est scandaleux à ses yeux que les uns, plutôt aisés, "empêchent" les autres,de vivre à leur guise et profiter de leur jeunesse.

Mais Louis n’est que le héros du roman,d’un écrivain réfugié au bord de la côte normande. un écrivain taciturne et solitaire bientôt rattrapé par une réalité encore plus folle que sa fiction. La confusion entre son quotidien et celui de son personnage devient de plus en plus grande. On peut faire confiance à l'humour noir redoutable de Pascal Garnier pour remettre les pendules à l’heure. Jubilatoire !

jeudi 25 mars 2010

Provocateur, sulfureux, irrévérencieux ... de quoi se régaler ...


"Le nazi et le barbier" d'Edgar Hilsenrath

Terminé à la fin des années 60, "Le nazi et le barbier" n'a guère trouvé d'éditeurs en Allemagne : le grotesque et la dérision n'étaient pas de mise pour parler de l'Holocauste. Il sera publié en 1971 aux Etats Unis.

Le narrateur, Max Schulz, choisit par conviction la voie du nazisme, s'engage dans les SS et devient criminel nazi. A la fin de guerre, il va tranquillement voler l'identité de son ami d'enfance Itzig Finkenstein (mort dans un camp) et devenir plus juif que juif, plus sioniste que sioniste jusqu'à devenir soldat de l'armée d'Israel !!!!

Des situations les plus comiques aux plus tragiques, Edgar Hilsenrath, lui-même juif allemand, accomplit un tour de force salutaire pour nous rappeler que la mémoire est sacrée.

vendredi 19 mars 2010


"Le marchand de passés" de José Eduardo AGUALUSA

A Luanda, à la fin de la guerre révolutionnaire, Félix Ventura, le bouquiniste albinos, exerce une activité étrange : il crée de faux passés qu’il vend aux nouveaux riches. Ses clients sont des entrepreneurs prospères, des hommes politiques, des généraux et la bourgeoisie angolaise naissante, tous ont assuré leur avenir. Il leur faut donc transmettre à leurs enfants un bon passé.
Félix leur construit des généalogies flatteuses, des portraits d’ancêtres, des mémoires brillantes. Il en vit bien, jusqu’à l’arrivée d’un mystérieux étranger à la recherche d’une identité angolaise. Alors, dans un vertige, le passé envahit le présent et tout bascule. La jeune photographe obsédée par la lumière retrouve elle aussi, un passé, de même que le gecko qui rêve sur le mur, tout un réseau irrationnel se met en place et l’impossible arrive.

Satire féroce et pleine d’humour de la société angolaise, ce Marchand de passés est surtout une réflexion sur la construction de la mémoire et ses ambiguïtés.




dimanche 14 mars 2010

Les éditions Galaade nous gâtent avec deux textes courts et bouleversants ...


"En plein coeur de la nuit" d'Irvin Yalom

Irvin Yalom, auteur de best-sellers dans le monde entier, se livre toujours plus dans le magnifique récit d’amitié et la bouleversante méditation sur le silence et la mémoire qu’est En plein cœur de la nuit.








"Hirbat-Hiza" de s. Yizhar


Dans ce récit emblématique, il n’y a pas de phrase qui soit innocente, même si elle paraît s’intéresser à la beauté des terres et au ciel de Palestine. Hirbat-Hiza, écrit en 1949 par S. Yizhar, le plus grand poète en hébreu moderne du paysage palestinien, garde, soixante ans après sa publication, une actualité familière, douloureuse et dérangeante.

« Dans la généalogie de la prise de conscience israélienne, la nouvelle de Yizhar occupe une niche bien à elle. Le récit n’a jamais été aussi clairement exposé. Bien qu’on ait tenté de discréditer l’auteur, même de le stigmatiser comme traître, l’histoire a su trouver tout un réseau secret dans les esprits et les coeurs – pas, bien sûr, ceux de la soi-disant majorité, mais ceux des personnes situées aux franges les plus intéressantes de la culture israélienne. Il y a un lien direct entre Hirbat-Hiza et les mouvements pacifistes d’aujourd’hui, constitués d’êtres humains ordinaires qui refusent, quelles que soient les circonstances, de prêter la main à l’injustice. » – David Shulman

jeudi 11 mars 2010

Une écriture florissante pour un roman étonnant... bref, un vrai coup de coeur !


"La nuit du monde" de Patrick Roegiers

... ou, le jour où Joyce et Proust se sont rencontrés au Ritz.

Vous n'avez jamais réussi à terminer "A la recherche du temps perdu" ? (j'avoue, moi non plus ...)
Vous n'avez jamais rien lu de James Joyce ? (moi non plus, mais c'est prévu ...)

Que cela ne vous empêche surtout pas de DEGUSTER "cette "Nuit du Monde" !!! Dans un foisonnement de détails, Patrick Roegiers écrit, décrit, détaille, ironise et s'amuse ...

Joyce et Proust se sont réellement rencontrés en ce 18 mai 1922 au Ritz, à Paris. Il semble que les deux illustres écrivains ne se soient rien dit, ou presque. Proust et Joyce devaient se rencontrer à nouveau, il ne pouvait en être autrement. Il leur fallait une seconde chance. Grâce à Patrick Roegiers, dans La Nuit du monde, ils parlent. Beaucoup.
La deuxième partie du livre est une variation fantaisiste et légère sur les funérailles de Proust et son entrée au Panthéon.

vendredi 5 mars 2010

A la une cette semaine : un couple de poètes et des nouvelles rwandaises.


"Les femmes du braconnier" de Claude Pujade-Renaud

Cambridge, 1956. Sylvia Plath, poétesse rencontre Ted Hughes, poète. Ils sont beaux et jeunes. Vite ils vivent une passion érotique et créatrice qui les emporte. Mariage, naissances, installation à la campagne. Tout semble leur réussir. Mais l’écriture ne guérit pas Sylvia de ses maux profonds et Ted n’est pas assez solide pour faire face aux angoisses de Sylvia. Leur rencontre avec un autre couple de poètes, Assia et David Wevill, entraînera le lent déclin d’un des couples les plus séduisants de la littérature.

Claude Pujade-Renaud donne la parole aux principaux protagonistes, à l’exception de Ted Hughes, mais aussi aux membres de leur famille, à leurs amis ... Le roman est composé de chapitres courts donnant sa propre version du récit à chaque intervenant.

C’est un roman très bien construit, qui emporte le lecteur : comment ne pas être fasciné par la passion violente qui transporte Sylvia et Ted, leur désir ardent de réussir leur vie de couple et leur vie de poètes, leur échec ?


"L'Iguifou - nouvelles rwandaises" de Scholastique Mukasonga

Ce recueil de nouvelles évoque le génocide rwandais et le sort des déplacés tutsi, à travers les destins de Colomba, Kalisa ou encore Helena, une prostituée qui connaît un destin tragique.

« Iguifou », c’est le ventre insatiable qui tenaille les déplacés tutsi de Nyamata en proie à la famine et conduit Colomba aux portes lumineuses de la mort… Mais à Nyamata, il y a aussi la peur qui accompagne les enfants jusque sur les bancs de l’école et, bien loin du Rwanda, s’attache encore aux pas de l’exilée comme une ombre maléfique… Kalisa, lui, conduit ses fantômes de vaches dans les prairies du souvenir et des regrets, là où autrefois les bergers poètes célébraient la gloire du généreux mammifère… Or, en ces temps de malheur, il n’y avait pas de plus grand malheur pour une jeune fille tutsi que d’être belle, c’est sa beauté qui vouera Héléna à son tragique destin… Après le génocide, ne reste que la quête du deuil impossible, deuil désiré et refusé car c’est auprès des morts qu’il faut puiser la force de survivre.

L’écriture sereine de Scholastique Mukasonga, empreinte de poésie et d’humour, gravite inlassablement autour de l’indicible, l’astre noir du génocide.

mardi 2 mars 2010

vendredi 5 et samedi 6 mars ....

Le vendredi 5 mars à 19 heures :

L'ensemble Trutruka vous propose un concert de musiques du monde

Nadège Debizet-Engel : violon, alto
Edwige Borel : accordéon, piano
Marie-Blandine Truttmann : flûtes, percussions
Waheb Bekkar : contrebasse, guitares, percussions

Le samedi 6 mars à 19 heures :

vernissage de l'exposition de photos "Berlin, (dé)constructions" de Frédéric Mougenot