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samedi 16 juin 2012
jeudi 14 juin 2012
1966, enfance dorée, Monrovia, Liberia. Aujourd'hui, grand reporter, Washington, États-Unis.
"La maison de Sugar Beach" de Helene Cooper (éditions Zoé)

Hélène Cooper a grandi et vécu sa première adolescence dans le très privilégié milieu des Congos, ces descendants des esclaves affranchis d'Amérique venus créer le Liberia au XIXe siècle en Afrique. Le 12 avril 1980, grand ciel bleu, elle se réveille dans sa maison de 22 pièces, se prépare à sa leçon de ballet et à faire la demoiselle d'honneur l'après-midi. Mais non, c'est le coup d'État, sa société est renversée. Un mois plus tard elle fuit aux États-Unis avec sa mère et sa soeur, laissant derrière elle Eunice, soeur adoptée et meilleure amie, d'une tout autre caste.
Hélène Cooper fait un magnifique récit sur le Liberia contemporain, à partir de sa propre histoire. Avec un subtil mélange de tendresse et d'honnêteté, elle raconte comment des gens comme elle se sont rendus coupables d'effroyables injustices sans être pour autant monstrueux. Les anecdotes sont souvent drôles, les télescopages de la grande et de la petite histoire donnent la mesure des paradoxes de chacun. Hélène Cooper est enjouée, franche, impitoyable.
Journaliste au New York Times, HELENE COOPER est correspondante de la Maison Blanche. Née à Monrovia au Liberia, elle vit à Washington. La Maison de Sugar Beach est son premier livre.
Prix Mahogany 2012
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Hélène Cooper a grandi et vécu sa première adolescence dans le très privilégié milieu des Congos, ces descendants des esclaves affranchis d'Amérique venus créer le Liberia au XIXe siècle en Afrique. Le 12 avril 1980, grand ciel bleu, elle se réveille dans sa maison de 22 pièces, se prépare à sa leçon de ballet et à faire la demoiselle d'honneur l'après-midi. Mais non, c'est le coup d'État, sa société est renversée. Un mois plus tard elle fuit aux États-Unis avec sa mère et sa soeur, laissant derrière elle Eunice, soeur adoptée et meilleure amie, d'une tout autre caste.
Hélène Cooper fait un magnifique récit sur le Liberia contemporain, à partir de sa propre histoire. Avec un subtil mélange de tendresse et d'honnêteté, elle raconte comment des gens comme elle se sont rendus coupables d'effroyables injustices sans être pour autant monstrueux. Les anecdotes sont souvent drôles, les télescopages de la grande et de la petite histoire donnent la mesure des paradoxes de chacun. Hélène Cooper est enjouée, franche, impitoyable.
Journaliste au New York Times, HELENE COOPER est correspondante de la Maison Blanche. Née à Monrovia au Liberia, elle vit à Washington. La Maison de Sugar Beach est son premier livre.
Prix Mahogany 2012
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samedi 9 juin 2012
RAPPEL : les (belles rencontres de juin)
jeudi 14 juin à 19h
Rencontre avec Monique Rivet, auteure du roman "Le glacis".
(http://
samedi 16 juin à 11h30
Rencontre apéritive avec Adam Langer auteur de "Les voleurs de Manhattan" (éditions Gallmeister), une belle histoire d'imposture littéraire à NY !
(http://www.gallmeister.fr/
dimanche 3 juin 2012
Portrait d'une dictature et de la folie qui va avec ...
"La mort de Staline" Tome 2 de Nury & Robin
Le 2 mars 1953, en pleine nuit, Joseph Staline, le Petit Père des peuples, l'homme qui régna en maître absolu sur toutes les Russies, fit une attaque cérébrale. Il fut déclaré mot deux jours plus tard. Deux jours de lutte acharnée pour le pouvoir suprême, deux jours qui concentrèrent toute la démence, la perversité et l'inhumanité du totalitarisme. Tous n'aspirent qu'à une chose : sauver leur peau. Ils savent que trahisons, chantages et complots sont les clés du pouvoir, maintenant ou plus tard... Pour l'instant, l'heure est à la préparation des funérailles du 'petit père des peuples '. Elles seront grandioses. A partir de faits réels, Fabien Nury, scénariste et Thierry Robin, illustrateur, signent un album éblouissant, d'un humour ravageur et cruel, portrait saisissant d'une dictature plongée dans la folie.
dimanche 20 mai 2012
Un conte philosophique pour les amoureux des livres !
"Encre" de Fernando Trias de Bes
Dans la Mayence de Gutenberg, au début du XXe, une femme vit une passion insensée. Tous les mardis, contre son gré. elle rejoint dans une chambre d'hôtel un amant dont elle ne sait rien, et qui exerce sur elle une aberrante emprise. Son mari, libraire, trouve dans les livres mille raisons à l'explication de cette passion, mais pas une à l'injustice qui le frappe. Se présente un jour à lui un mathématicien désespéré par la disparition de son fils qui poursuit la même quête à travers les chiffres. Les deux hommes s'allient pour composer l'ouvrage capable de les aider à s'affranchir du non-sens qui les hante. S'adjoignant les services d'un correcteur et d'un imprimeur, ils unissent leurs forces pour créer un ouvrage à l'encre volatile qui ne se laisse lire qu'avec le coeur. Et si quelques pages pouvaient rassasier "notre besoin de consolation" ?
Avec ce court roman philosophique qui convoque tous les acteurs du livre et les appelle à unir leurs savoirs face à l'infortune humaine, Fernando Trias de Bes signe une oeuvre fervente, dédiée aux sortilèges inépuisables de la lecture.
vendredi 18 mai 2012
Le quotidien d’une veuve de 80 ans à Pittsburgh: Stewart O'Nan fait, d’une vie minuscule, une épopée.

"Emily" de Stewart O'Nan
Dans la vie d'Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des jours et des choses à faire. Aujourd'hui, Emily est veuve. Ses enfants sont loin. Sa belle-soeur, Arlene, lui tient compagnie. Elle aime la musique classique, les musées, les petits-déjeuners copieux du Eat'n Park. Sa santé est bonne. Elle ne manque de rien. Elle supporte l'isolement parce qu'il y a la venue de ses enfants et de ses petits-enfants, A 80 ans, le temps rétrécit mais il semble infini.
Stewart O'Nan nous livre un récit initiatique d'un nouveau genre. Car c'est bien d'un apprentissage qu'il s'agit, celui de la solitude, de la vieillesse, d'une liberté inédite. Pas à pas, nous suivons Emily dans ce dernier âge de l'existence où il faut tout réinventer.
Débordant de tendresse et de nostalgie, ce petit bijou écrit avec empathie mais sans pathos, nous dresse un portrait sans compromis des douleurs et des plaisirs du grand âge.
D’une vie minuscule, Stewart O'Nan fait une épopée !
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vendredi 11 mai 2012
Un beau menu de printemps !
A vos agendas ...
- samedi 26 mai de 15h à 18h : rencontre avec Christophe Carmona et Denis Voignier, illustrateur et auteur de bandes dessinées et romans jeunesse (www.dveditions.fr)
- jeudi 31 mai à 19h : rencontre/lecture avec Isabelle Flaten, auteure de "Les empêchements" paru aux éditions de "La dernière goutte" (www.ladernieregoutte.fr/ livres/les-empechements)
- samedi 9 juin de 16h à 18h : rencontre/lecture avec Marie Dorléans, auteure de l'album jeunesse (à partir de 5 ans et avec CD!) "Mon voisin" (http:// www.leseditionsdesbraques.com/ livres/mon-voisin)
- jeudi 14 juin à 19h : rencontre avec Monique Rivet, auteure du roman "Le glacis". rencontre animée par William Irigoyen, journaliste et chroniqueur littéraire (http:// www.editions-metailie.com/ fiche_livre.php?id_livre=1067)
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- samedi 26 mai de 15h à 18h : rencontre avec Christophe Carmona et Denis Voignier, illustrateur et auteur de bandes dessinées et romans jeunesse (www.dveditions.fr)
- jeudi 31 mai à 19h : rencontre/lecture avec Isabelle Flaten, auteure de "Les empêchements" paru aux éditions de "La dernière goutte" (www.ladernieregoutte.fr/
- samedi 9 juin de 16h à 18h : rencontre/lecture avec Marie Dorléans, auteure de l'album jeunesse (à partir de 5 ans et avec CD!) "Mon voisin" (http://
- jeudi 14 juin à 19h : rencontre avec Monique Rivet, auteure du roman "Le glacis". rencontre animée par William Irigoyen, journaliste et chroniqueur littéraire (http://
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Une histoire puissante et hypnotique ...

"Birdy" de William Wharton
Dans la banlieue de Philadelphie des années 1930, Al et Birdy sont inséparables depuis qu’ils se sont rencontrés sur les bancs de l'école. Al est athlétique, hâbleur, bagarreur. Birdy est fluet, discret, et n'a qu'une passion : les oiseaux. Sa vie s'organise autour des immenses volières qu'il construit pour ses canaris, mais son obsession vire peu à peu à la folie tandis qu'il poursuit son rêve de voler et de devenir lui-même un oiseau. Des années plus tard, alors qu'ils reviennent de la guerre, Al, blessé au combat, est appelé au chevet de Birdy, qui vit prostré dans la cellule d’un hôpital psychiatrique, enfermé dans un mutisme incompréhensible. Dans un monologue intérieur délirant, le rêveur fou ne s'adresse plus qu’à ses oiseaux. Face à son vieil ami, Al égrène alors leurs souvenirs comme autant de récits d'aventures pour tenter de le ramener parmi les hommes.
Salué dès sa publication comme un classique, lauréat du prestigieux National Book Award, Birdy est un livre hypnotique sur l'amitié, le rêve, la guerre, la folie et la beauté. Il a été porté à l’écran par Alan Parker.
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mardi 8 mai 2012
Une nouvelle enquête labyrinthique de Heigo Higashino
"Un café maison" de Keigo Higashino
Ayané Mashiba a décidé de tuer son mari, qui meurt bientôt empoisonné. La police fait d’elle la principale suspecte, mais comment a-t-elle pu empoisonner son mari en se trouvant à plus de mille kilomètres de lui ? Ce roman faussement simple a obtenu en 2005 le prix Naoki, l'un des plus prestigieux au Japon.
Le meurtre a lieu dès le départ du roman et on imagine assez rapidement qui est la coupable mais la complexité autour de ce crime presque parfait est incroyable. Le fil des preuves est ténu et les pièces du puzzle sont difficiles à poser pour l'inspecteur Kasanagi et son ami le physicien Yukawa.
Si la lenteur narrative et ses répétitions peuvent éventuellement déconcerter, tout se base sur la belle subtilité du récit. Quand quand l'inspecteur Kasanagi savoure un vin de qualité, un thé doucement parfumé ou un excellent café, le gourmet prend son temps. Il se délecte de tout ce qui contribue à l’arôme de sa boisson, aux nuances du goût. Tel est l’esprit de cette intrigue hautement japonaise.
Déja paru du même auteur : "la maison où je suis mort autrefois", "le dévouement du suspect X"
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Un témoignage âpre et féroce
"Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?"
Etrange question, à laquelle Jeanette Winterson répond en menant une existence en forme de combat. Dès l'enfance, il faut lutter :contre une mère adoptive sévère, qui s'aime peu et ne sait pas aimer. Contre les diktats religieux ou sociaux. Et pour trouver sa voie. Ce livre est une autobiographie guidée par la fantaisie et la férocité, mais c'est surtout l'histoire d'une quête, celle du bonheur.
"La vie est faite de couches, elle est fluide, mouvante, fragmentaire", dit Jeanette Winterson. Pour cette petite fille surdouée issue du prolétariat de Manchester, l'écriture est d'abord ce qui sauve. En racontant son histoire, Jeanette Winterson adresse un signe fraternel à toutes celles - et à tous ceux - pour qui la liberté est à conquérir.
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jeudi 26 avril 2012
Un dernier adieu au père.

"Le meilleur des jours" de Yassaman Montazami (à paraître le 23 août)
L'auteure perd son père. Accablée par ce décès, elle prend la plume pour raconter quelques épisodes de la vie de cet homme qu'elle adorait.
On découvre l'univers de Behrouz -en persan : « le meilleur des jours », un prénom prédestiné pour un futur idéaliste épris de justice et un pitre incapable de prendre la vie au sérieux, sa mère tyrannique, le faste qui entoure son enfance, son exil en France, son mariage raté, son militantisme marxiste, sa thèse inachevée -l'oeuvre de savie- , son retour en Iran vers sa maîtresse .... En quelques courts chapitres, Yassaman nous raconte des anecdotes de la vie de son père, sans chronologie précise, comme des bribes de souvenirs qui lui remonteraient en mémoire ... Le tout empreint d'une douce saveur orientale.
Une jolie réussite pour ce tout premier roman ...
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mardi 24 avril 2012
Soif de lire sera fermée entre le 1er et le 8 mai.
Vous pouvez passer vos commandes jusqu'au samedi 28 avril, les ouvrages seront disponibles à partir du mercredi 9 mai.
Bonnes vacances à tous !
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Entre Balzac et Chabrol ! Magistral !

"Mai en automne" de Chantal Creusot
Mon gros coup de coeur du printemps !
Chantal Creusot n'a laissé qu'un unique roman mais quel roman ! On y suit le destin de cinq familles de la sortie de la Grande Guerre jusqu'aux années 50. Toutes les passions, désillusions, hypocrisies humaines y sont disséquées d'une plume vive et acérée. Dans cette petite ville provinciale : on se marie, mais pas toujours par amour, on jauge, on envie, on ment, on triche, on épie .... on meurt aussi.
Un roman aux accents balzaciens (pour les lecteurs) et qui ravira les inconditionnels de Claude Chabrol pour les cinéphiles).
Ne passez surtout pas à côté de ce magnifique opus !
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lundi 16 avril 2012
Lumineux !
"Soucougnant" de David Chariandy
Un fils retourne auprès de sa mère après l'avoir abandonnée.
Deux ans sans la voir, sans l'entendre, sans la soutenir, sans l'aider, sans l'aimer ni la supporter. Sa mère souffre de démence sénile précoce. Elle oublie les choses, le sens des mots, celui des habits, qui sont les gens. Elle fait des recettes étranges et saupoudre la cuisine entière de farine ou de sucre. Aux moments de lucidité, elle sourit pour s'excuser, s'indigne qu'on la prenne pour folle.
Par la voix du fils, elle se souvient : son enfance dans la Caraïbe à laquelle elle s'agrippe, son arrivée jeune adulte au Canada, sa solitude de Noire parmi les Blancs, son mari caribéen comme elle, mais originaire d'Asie, qui l'aimait passionnément. Mais elle mélange, elle confond son fils bien-aimé avec sa garde-malade ou le prend pour son mari et l'embrasse furieusement sur la bouche.
Témoin bouleversé et pudique, le fils prodigue raconte l'érosion d'une femme, sa mère, dans une écriture précise et intense qui donne à cette histoire aux contours rudes une humanité lumineuse.
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