Bienvenue sur le blog de Soif de lire

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mercredi 28 décembre 2011

Une claque : un livre important et nécessaire !


«Nuit», d’Edgar Hilsenrath (à paraître le 19 janvier aux éditions Attila)

Une claque, LE grand roman sur le ghetto : un livre important et nécessaire.

1941 : le ghetto de Prokov en Roumanie. Au fil des jours, égaré dans un décor d’apocalypse, Ranek lutte pour sa survie. Réduits à des ombres, comme s’il n’avaient pas d’âme, ni de corps, les personnages baignent dans le brouillard. Pourtant les scènes d’amour hâtives, de solidarité, de naissances dans le ghetto témoignent que , même plongé dans l’horreur, l’humanité s’accroche.

Une plume hyperréaliste et cruelle double un propos volontairement satirique et grotesque, voire parfois burlesque.

Grande fresque de cruauté et de grotesque, «Nuit» est le point de départ de l’oeuvre d’Edgar Hilsenrath. Si l’idée d’un grand roman sur son expérience dans le ghetto naît en 1945, il faudra attendre 1964 pour qu’un éditeur allemand accepte de le publier : seuls 600 exemplaires seront vendus même si les critiques, élogieuses, pleuvent. Le succès fracassant viendra des USA où il est publié en 1966. Resté occulté pendant 20 ans en Allemagne, il est aujourd’hui considéré comme un chef d’oeuvre dans de nombreux pays.

Merci aux éditions Attila de nous offrir la toute première édition française de ce texte sans égal.
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lundi 19 décembre 2011

Superbe et envoutant !



"Aral" de Cécile Ladjali (actes sud, parution en janvier 2012)


Le décor est posé : 1960 au Kazakhstan, la mer d'Aral commence à disparaître et laisse place au désert qui confronte la population à une catastrophe écologique sans précédent. Un peu plus loin, les usines russes fabriquent des armes bactériologiques qui polluent l'eau, engendrent malformations et épidémies dans la petite ville kazakhe. Alexeï, un jeune violoncelliste de cette région désolée, sombre dans la surdité à mesure que son pays s'ensable. Confronté au silence et à la disparition qui envahissent sa conscience et son paysage, Alexeï devra construire malgré tout sa vie familiale, amoureuse et artistique. Mais ses errances ne parlent que des grandes disparues de sa vie, dont les absences se font écho : sa femme, sa musique, sa mer.
Dans cet univers devenu atone, c'est tout le sens de la vie et de l'art qu'il faut réinventer pour retrouver l'autre ainsi que le juste chemin qui mène à soi. De ce monde malade en attente de guérison, de réparations, Cécile Ladjali tire un roman profond et juste qui pose la question de la création et de sa magie créatrice. Le décor tragique mais somptueux de la mer qui s'évanouit petit à petit du champ de vision du héros oblige à scruter l'intérieur des coeurs. Un roman intime, un roman d'amour dédié à la musique et aux mystères des origines


vendredi 16 décembre 2011

Un très joli roman à deux voix sur l'amitié !


"Les séparées" de Kéthévane Davrichewy
Pendant des années, Alice et Cécile ont été les meilleures amies du monde, elles ont tout partagé joies, passions, déceptions ... Fusionnelles, elles se sont aimées au-delà de tout .... 30 ans plus tard, celles qui depuis l'enfance ne se quittaient pas se sont perdues ... Cécile est dans le coma et écrit des lettres imaginaires à Alice tandis qu'Alice, tout en feuillettant une revue qui retrace les années Miterrand, essaie de comprendre la raison de cette rupture.

Kéthévane Davrichewy narre avec subtilité l'évolution des sentiments des deux enfants, devenues adolescentes puis femmes et dont la relation va être peu à peu bouleversée par les non-dits, les secrets, les malentendus ....

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jeudi 8 décembre 2011

Avec "Monsieur Sapiro", la plume insolente de Benny Barbash va encore frapper le 5 janvier 2012 aux éditions Zulma !


Miki, la cinquantaine déprimée et médiocre, rêve de changer de vie : il n'est pas l'artiste qu'il rêvait d'être, il mange trop, sa femme n'a plus qu'un sein …

Assis dans un luxueux hall d'hôtel, il va accepter un appel téléphonique destiné à un certain Monsieur Sapiro et usurper l'identité d'un faussaire en oeuvre d'art ! Enfin, il va changer de vie !

Entre le moment où une (jolie) employée de l'hôtel part à la recherche de Mr Sapiro jusqu'à la décision de prendre l'appel par Miki quelques 350 pages plus tard, Benny Barbash nous livre certainement l'attente téléphonique la plus longue de la littérature ! Mais ne vous y trompez pas, entretemps, le lecteur suit les méandres des 2 vies de Miki -l'ancienne et la nouvelle, la réelle et la fantasmée- qui se court-circuitent …
Par jeux de miroirs et de reflets interposés, passé, présent et futur cohabitent et s'entremêlent dans un joyeux tintamarre et nous embarque dans un dédale d'interprétations jubilatoires !

De sa plume insolente et joyeuse, Benny Barbash nous livre -aussi- ses impressions sur le destin, l'art, l'amour ....
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samedi 19 novembre 2011

Rencontre avec Ingrid Thobois


Jeudi 8 décembre à 20h


Rencontre avec Ingrid Thobois,
auteure de "Sollicciano" (Zulma, 2011)


La rencontre sera animée par William Irigoyen,
journaliste et chroniqueur littéraire

Née en 1980 à Rouen, Ingrid Thobois est romancière. Elle est l’auteur de deux romans remarquables par l’acuité conjuguée du style, de la construction et de l’analyse psychologique, Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés (Prix du Premier roman 2007) et L’Ange anatomique (2008).

A propos de "Sollicciano" :
Un secret en forme de lacune entoure les agissements de Norma-Jean, incandescente
quinquagénaire glamour en diable. L'étrange relation en miroir avec son mari, autrefois son
psychanalyste, et cette fascination pour un ancien élève qu'elle visite chaque jeudi à la prison de
Sollicciano en Toscane, alimentent un mystère qui s'amplifie dans une époustouflante progression dramatique.
Par ce remarquable roman de la folie et des abîmes de l'inconscient, tissé de retournements,
dédoublements et manipulations, Ingrid Thobois révèle un art accompli du suspense psychologique.
Développant un sens à la fois délectable et cruel du détail, elle nous offre un inoubliable portrait de femme aux prises avec ses transferts, c'est-à-dire avec les périlleuses illusions de l'amour.
À lire ce très cinématographique roman puzzle, on songe aux chefs-d'oeuvre d'Hitchcock et de
Mankiewicz.


mercredi 16 novembre 2011

Petites variations sonores ...


vendredi 25 novembre à 19h

Petites variations sonores par le duo Fandi Posty


En 2006 Vincent Posty (contrebasse) et Julie Fandi (voix) déliaient leurs cordes sur un terrain vaste allant du rock au folklore africain. Le duo Fandi Posty se fraye ces temps-ci un passage sur d'autres continents sonores : Yma Sumac, Prince ... Etrange petit plateau d'amuse-gueules jazz rock.
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samedi 12 novembre 2011

Le prmeier roman de Russo enfin paru !


"Mohawk" de Richard Russo

Mohawk, une petite bourgade de l'Etat de New York (que l'on retrouve dans bien d'autres livres de Russo) : une ancienne cité industrielle, moribonde, frappée par la récession économique, habitée par des américains résignés, abandonnés de tous et sans espoirs ….

Il y a là Dallas, un ancien athlète de lycée, qui navigue de table de poker en course hippique, qui perd son argent, et inévitablement, ses fausses dents. Son ex-femme, Anne lutte avec sa mère pour bien soigner son père malade ; et Randall, leur fils, en fait le moins possible à l'école parce qu'à Mohawk, être trop intelligent rend la survie difficile ! Il y a aussi Harry, qui tient le restaurant de Mohawk, Wild Bill, le retardé mental, Gaffney, le flic qui connaît tout le monde ….

On savait que Richard Russo n'avait pas son pareil pour décrire le fonctionnement des coeurs écorchés de ses personnages favoris, les anonymes de l'Amérique provinciale, les antihéros qu'il rend merveilleusement attachants en leur arrachant aveux et confidences. On en a pour preuve, Mohawk, le premier roman que Russo publia aux Etats-Unis en 1986, et qui n'avait pas encore été traduit en français.
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dimanche 6 novembre 2011

La nouvelle revue "Feuilleton" à découvrir absolument !


256 pages de reportages étrangers et de nouvelles littéraires, le tout accompagné d'infographies, d'illustrations et de photographies. Un bel objet à mi-chemin entre littérature et journalisme, au croisement du livre et du magazine. Feuilleton passe en revue le monde.

Retournez-le dans sa tombe
Un éditorial d'outre-tombe, la parole d un classique marque l'éternel retour de l'actualité.

Les dossiers du Feuilleton
Six reportages, deux dossiers. Dans ce numéro, un dossier consacré à l'Amazonie, entre un diable à 37 000 pieds reportage de William Langewiesche sur un crash aérien au beau milieu de la forêt vierge, et deux grands cimetières industriels : l incroyable cité de Ford (portfolio) et le projet Jari. Un dossier consacré à l'Afghanistan, 10 ans après, trois visages d une même guerre : l'invraisemblable histoire des Psy des généraux par Michael Hastings, un récit au coeur de Kandahar par Anne Nivat (Prix Albert Londres en 2000 pour Chiennes de guerre) et la faillite de la Kabul Bank par Dexter Filkins du New Yorker.

De l'âne au coq
D un côté, Daniel Mendelsohn raconte la bibliothèque du Vatican ; de l'autre Kenneth Slawenski se penche sur l'impact de la Seconde Guerre mondiale sur J.D. Salinger et son personnage légendaire, Holden Caulfield.

Fonds de tiroir ...
Une enquête exhumée par la rédaction : au sommaire du premier numéro un article prospectif, écrit en 1989 par Michael Lewis, envisage ' impact sur l'économie mondiale d'un séisme majeur au Japon. George Orwell, en 1945, compare prix des livres et prix des cigarettes, un manifeste pour Feuilleton.

Le grand reportage (Bigger Than Life)
Un reportage de près de quarante pages ficelée comme une nouvelle -le pari du Feuilleton : la bande des Panthères roses suivie par David Samuels, l'un des journalistes-vedettes du New Yorker.

Les nouvelles du Feuilleton
Jonathan Franzen décompose, à la manière d un entomologiste, la décomposition d un couple entre Paris et New York, et Nicolaï Lilin, auteur d Urkas, revient sur son expérience de la guerre en Tchétchénie.

Gueuleton
Un repas de saison. Au menu de cet automne, côte de boeuf et cèpes, fougasse et tarte tatin.

Fondateur de la revue : Adrien Bosc
Rédacteur en chef
: Gérard Bérreby (directeur des éditions allia)
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Lectures de la semaine !


"Le dévouement du suspect X"
de Keigo Higashino
Ishigami, un professeur de mathématiques, est amoureux de sa voisine, Yasuko Hanaoka, une divorcée qui élève seule sa fille. Mais son ex-mari a retrouvé sa trace et la harcèle. Elle le tue. Ishigami, qui a tout entendu, y voit l'occasion de se rapprocher d'elle et lui propose son aide. Il entreprend alors de maquiller le crime en le considérant comme un problème de mathématiques à résoudre...
Pas de sang, pas de course poursuite, juste un subtil roman noir sur la folle logique de la passion.







"My lady Nicotine"de James Matthew Barrymore

James Matthew Barrie est l’auteur de Peter Pan... mais aussi celui de "My lady Nicotine" : la folle passion du tabac de six élégants célibataires invétérés installés dans leur fauteuils club dans le luxueux salon d'une péniche et qui parlent de tabac -of course- et de leur vie sentimentale.
Tout à fait conseillé aux amateurs de tabac, à ceux qui se sont arrêtés de fumer, à ceux qui souhaitent s'arrêter et même à ceux qui n'ont jamais commencé !
Désuet, et tout simplement délicieux.










jeudi 3 novembre 2011

En novembre : Joe Sacco et Guy Delisle !

"Reportages" de Joe Sacco (parution le 4 novembre)

Reportages rassemble des "bédéreportages" parus au départ dans des journaux ou dans des magazines et les accompagne de textes rédigés pour l’occasion par Joe Sacco dans lesquels celui-ci revient sur ses méthodes et ses états d’esprit...

Les thèmes de prédilection du BD-reporter Joe Sacco se retrouvent : il aime couvrir les conflits et les guerres. Il nous entraîne ainsi forcément hors des sentiers battus. C’est d’ailleurs un des grands intérêts de ses réalisations qui, en outre, permettent d’offrir une alternative aux informations que l’on obtient par ailleurs par les canaux habituels. Des guerres et des conflits, au milieu desquels il y a toujours des hommes, des femmes et des enfants.

Le style reste identique à celui qu’on lui connaissait déjà, et c’est tant mieux : Joe Sacco maintient en effet dans ses bandes dessinées ce dessin qui fourmille de détails. Ce qui diffère, par contre, c’est que certaines des histoires qui sont rassemblées dans Reportages sont en couleur.


"Chroniques de Jerusalem" de Guy Delisle (parution le 16 novembre)

Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l'a jamais vu.

"On vit dans le quartier de Beit Hanina. On m'explique que c'est la partie annexée par Israël en 1947. Nous sommes donc en Israël ? Ça dépend, au niveau international, nous sommes en Cisjordanie, pour les Palestiniens nous sommes dans les territoires occupés, pour le gouvernement israélien, nous sommes en Israël. Bon, j'ai pas tout compris mais j'ai un an devant moi pour y voir plus clair." Guy Delisle
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mardi 1 novembre 2011

5 nouvelles décalées et absurdes dans un style parfaitement maîtrisé !


"L'attaque des dauphins tueurs" de Julien Campredon

D'une station balnéaire menacée par des dauphins obsédés et bohèmes, aux différents risques à passer un pacte avec le diable dans le milieu de la recherche bio-médicale où tout le monde se marche dessus, en passant par un livre uruguayen à faire infuser et capable de résoudre tous les problèmes de logement, Julien Campredon nous offre ici cinq nouvelles parfaitement troussées, qui attrapent le bon sens au lasso et le retournent comme un petit veau avant de le faire rôtir au barbecue.

L'auteur, armé d'une imagination et d'une langue débridées, fait souffler un vent littéraire nouveau, chaud, drôle et grinçant sur les travers de la société moderne.

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lundi 24 octobre 2011


"Les souvenirs" de David Foenkinos

"Les souvenirs", c'est l'histoire d'un jeune homme solitaire qui travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel en rêvant de devenir écrivain... Tout l'inquiète : son manque de talent, sa vie sexuelle qui ressemble à un film suédois. Parfois même sans les sous-titres. Sa petite vie de routine va basculer. Son grand-père meurt sans qu'il ose lui dire combien il l'a aimé, sa grand-mère est mise contre son gré dans une maison de retraite,ses parents supportent mal leur nouvelle vie de retraités. Et voilà que la grand-mère s'enfuit de sa maison de retraite. Le jeune homme part à sa recherche...
David Foenkinos nous livre des souvenirs de sa famille, certains tristes, d'autres plus joyeux, des souvenirs qui n'ont rien d'exceptionnels mais qui évoquent avec justesse et poésie la vie des siens ... et qui réveillent chez le lecteur des émotions enfouies.

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samedi 22 octobre 2011


"Voyages au bout du crayon" de Cabu
Surmontant sa peur de l'avion, Cabu est allé découvrir le Japon, la Chine et l'Inde. Attiré par les civilisations anciennes et fondatrices, curieux de ces sociétés originales en pleine mutations sociales, politiques et économiques, amusé par le spectacle de la rue sans cesse renouvelé, il a crayonné, noté, dessiné avec le regard amusé et critique qu'on lui connaît.
Une belle leçon d'Asie !
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dimanche 9 octobre 2011

Un Jean-Paul Dubois grand cru .... drôle et désespéré !


"Le cas Sneijder" de Jean-Paul Dubois

Paul Sneijder découvre, en sortant du coma, qu'il est le seul survivant d'un accident d'ascenseur dans une tour de Montréal. Sa vie bascule, commence alors pour Paul Sneijder une étrange retraite spirituelle qui le conduit à remettre toute son existence en question. Sa femme (qui le trompe), ses deux fils (qui le méprisent), son travail (qu’il déteste, et qu’il finira par quitter), tout lui devient peu à peu indifférent.

A la grande honte de son entourage, il se fait promeneur de chiens pour l'agence DogdogWalk et se passionne pour les revues d’ascenseur .... Il elabore d'ailleurs une théorie sur les ascenceurs qui le mène à penser que les ascenseurs sont à l'origine de tous nos maux ... C'est à cause d'eux que nous sommes aujourd'hui contraints de vivre comme des fourmis dans un espace de plus en plus restreint, entassés, concentrés, soumis à une promiscuité de moins en moins supportable. Comment avons-nous pu accepter cela ?

Subtil, spirituel, oscillant entre drôlerie et gravité à la fois, le roman de Jean-Paul Dubois nous amène à réfléchir, certes sur les ascenseurs, mais aussi sur la dislocation de la société contemporaine.
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